Alliance Sur-mesure de la collection joaillerie La Chambre Blanche

AntoinePuygrenier- Artisan Bijoutier Joaillier Lyon Alliance sur-mesure couronne de feuille en collaboration avec la chambre blanche gamme joaillerie Julie Boyer personnalisée
AntoinePuygrenier- Artisan Bijoutier Joaillier Lyon Alliance sur-mesure couronne de feuille en collaboration avec la chambre blanche gamme joaillerie Julie Boyer personnalisée

Cette alliance « couronne de feuille » est une collaboration avec Julie Boyer, la créatrice de la gamme joaillerie de La Chambre Blanche.

L’alliance en or 18k est mate. C’est-à-dire que l’or jaune n’est pas poli, les feuilles découpées à l’échoppe gardent le côté brut de la matière, comme le souhaitait mon client. Cette bague est déclinaison possible de la bague Rémi de la collection joaillerie de Julie Boyer.

Je vous mets quelques photos de la fabrication de cette bague, comme je l’ai déjà évoqué plus haut, elle a été gravée à l’échoppe feuille par feuille. En effet, cet outil, ce mini rabot permet de retirer le métal, de manière à sculpter l’anneau. Sachant que la bague mesure 3 mm de largeur, la gravure doit être vraiment très fine.

Boucles d’oreille inspirées de la nature, sûre-mesure.

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Il n’y a peut-être rien de vraiment nouveau dans l’univers de la bijouterie… mais quel bonheur de dessiner et de donner vie à ces pièces uniques ! Depuis toujours, la nature nous inspire, qu’on soit amateur de bijoux ou, comme moi, artisan bijoutier.

Et pourquoi pas la vigne?

Alors, quand un client me confie la création de créoles inspirées du terroir viticole, c’est un vrai plaisir de dessiner, d’emboutir et de graver des feuilles de vigne, puis d’ajouter une touche de filigrane pour évoquer les grappes de raisin. Le résultat est si réaliste qu’on s’y croirait presque !

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Où les nénuphars?

On est pas obliger d’être amateur du terroir français et préférer la douceur du clapotis de l’eau. Des nénuphars, par exemple, ornés d’un petit diamant naturel pour évoquer leurs fleurs délicates, peuvent offrir une alternative pleine de poésie.

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Chacun a ses goûts, ses envies, ses symboles. Alors, je suis là!

N’hésitez pas à me demander la paire de boucles d’oreille que vous souhaitez offrir ou porter.

Bague Pièce Courbée Napoléon 20 Francs en Or 18 Carats

Antoine Puygrenier- artisan bijoutier Joaillier Bague Pièce Courbée Napoléon 20 Francs en Or 18 Carats

Monter une pièce de monnaie Napoléon 20 Francs en bague est un véritable classique de la joaillerie française. J’ai eu le plaisir de donner une nouvelle vie à cette pièce familiale en réalisant une bague en or 18 carats, à la fois précieuse et chargée d’émotion.

La pièce Napoléon 20 Francs : un fragment d’histoire française

La pièce Napoléon 20 Francs occupe une place emblématique dans le patrimoine monétaire français. Elle a été introduite à partir de 1803 sous l’impulsion de Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul, elle fait partie du nouveau système monétaire mis en place pour stabiliser l’économie du pays.

Frappée dans un or de haute qualité, la pièce répond à des standards très précis :
Poids : 6,45 grammes
Or fin : 900 ‰
Diamètre : environ 21 mm

À l’époque, sa valeur était strictement équivalente à celle du louis d’or, cette pièce emblématique frappée depuis le règne de Louis XV et la réforme monétaire de 1736. Cette dernière avait fixé le poids et la valeur des pièces de 24 livres, soit 5,805 grammes d’or pur pour 20 francs – un standard qui restera en vigueur jusqu’à la Première Guerre mondiale !

En 1815, avec le retour de la monarchie lors de la Restauration, la pièce retrouve officiellement son appellation d’origine, le « louis ». Mais c’est sous le Second Empire, période de foisonnement industriel, commercial et bancaire, que le nom de « napoléon » (et son surnom affectueux, le « nap ») s’impose définitivement dans le langage courant. Une petite pièce, donc, mais un grand symbole de l’histoire économique et politique de la France du XIXᵉ siècle jusqu’au début du XXᵉ.

Les bijoux monétaires : une tradition européenne ancienne

Transformer des monnaies en bijoux est une tradition ancienne, déjà attestée dans l’Antiquité, notamment à Rome. Les bijoux monétaires, bien que complexes à étudier car situés à la croisée de la numismatique et de l’archéologie, sont des témoins précieux de l’économie, de la politique et de la culture antiques. Souvent négligés, ces objets révèlent pourtant des pratiques sociales et économiques significatives.

Origines et développement La transformation de monnaies en bijoux est attestée dès l’Antiquité, avec des exemples précoces comme un statère de Philippe II de Macédoine. Cette pratique s’est particulièrement développée dans le monde romain, atteignant son apogée à partir de la fin du IIᵉ siècle apr. J.-C., surtout aux IIIᵉ et IVᵉ siècles. À l’époque byzantine, ces parures étaient même offertes aux dignitaires lors de cérémonies officielles.

Matériaux et symboles Au IIᵉ et IIIᵉ siècles, les bijoux monétaires étaient presque exclusivement fabriqués à partir d’aurei, monnaies d’or romaines. Considérés comme des substituts de pierres précieuses, ils ajoutaient une valeur à la fois monétaire et symbolique aux parures. Le juriste Pomponius Sextus confirme cette utilisation courante.

Contexte historique La multiplication de ces bijoux coïncide avec une période d’instabilité économique et politique, marquée par une forte inflation. Leur présence dans des trésors suggère plusieurs hypothèses : thésaurisation, offrande, ou volonté de cacher un attachement politique compromettant.

Typologie et découvertes Les bijoux monétaires prennent diverses formes : pendentifs, bagues, bracelets, fermoirs ou fibules. En Gaule romaine, ils sont souvent retrouvés dans des trésors mixtes, associés à d’autres objets de luxe. Leur enfouissement pourrait répondre à des motivations variées : refonte, protection, ou dissimulation d’allégeances passées.

Source: mjoyet (22 mai 2019). Bijoux monétaires et objets monétiformes, petites pièces d’orfèvrerie à vocation politique, économique et culturelle. L’Antiquité à la BnF. Consulté à l’adresse https://doi.org/10.58079/b8mv

Cette pratique a connu un nouvel essor à la fin du XIXe siècle, comme en témoigne une lettre de Gaston Maspero datée de 1888. L’égyptologue y explique que la mode des bijoux à base de médailles antiques s’est développée, poussant les bijoutiers à acheter ces pièces à prix d’or. Pour répondre à la demande, on privilégiait alors les monnaies courantes, comme celles à l’effigie d’Alexandre le Grand, alliant accessibilité et élégance.

XIXᵉ et début XXᵉ siècle : la démocratisation des bijoux en monnaie

Avec l’essor de l’or grâce aux grandes découvertes minières, les pièces d’or européennes — notamment françaises, espagnoles, italiennes ou anglaises — sont de plus en plus montées en bijoux.

C’est à cette époque que se démocratise la bague pièce, particulièrement en France. La pièce Napoléon 20 Francs, disponible en grande quantité, s’y prête parfaitement :

Ces bagues étaient souvent offertes en héritage ou réalisées pour commémorer un événement familial important — une tradition qui perdure aujourd’hui.

Fabrication d’une chevalière personnalisée avec Logo

Antoine Puygrenier artisan bijoutier Lyon chevalière en or personnalisée sur-mesure.

Il existe bien des façons de fabriquer une chevalière. Pour cette réalisation, j’ai eu l’obligation et le plaisir de travailler avec l’or apporté par mon client — un métal chargé d’histoire et de valeur sentimentale.

J’ai choisi d’utiliser la méthode dite du déplié (je l’appelle comme ça, je ne sais pas s’il y a une dénomination officielle), une technique traditionnelle qui allie forge et soudure. Elle consiste à dessiner à plat sur une plaque de métal le développement complet de la chevalière, un peu comme un patron en couture.

Une fois la découpe et le façonnage effectués, la pièce est forgée, pliée et soudée pour lui donner son volume final. On obtient ainsi une chevalière creuse, à la fois solide, élégante et plus légère à porter.

Antoine Puygrenier artisan bijoutier Lyon chevalière en or personnalisée sur-mesure.

Une fois la chevalière formée, vient l’étape de la personnalisation, celle qui lui donne toute son âme. Sur la surface soigneusement polie, j’y fais graver le logo unique imaginé par mon client, symbole de son histoire et de sa personnalité.
La pièce est ensuite sertie de nombreuses pierres différentes choisies avec soin, qui vient sublimer l’ensemble et apporter une touche symbolique et personnelle.
Ainsi, pas à pas, prend vie une chevalière véritablement unique, née de la rencontre entre un savoir-faire artisanal et la vision de son propriétaire.

L’origine des alliances : ce petit cercle qui dit l’infini

Il y a des gestes qu’on fait sans y penser, mais qui portent en eux des siècles d’histoire. Quand on glisse une alliance à l’annulaire de la personne qu’on aime, on ne fait pas qu’un simple échange de bijoux ; on répète un rituel vieux de plusieurs millénaires.

Un cercle qui traverse le temps

Les premières alliances ne brillaient pas d’or. En Égypte antique, les couples s’offraient des anneaux tressés de roseaux ou d’osier. Leur forme circulaire symbolisait ce que tout cœur amoureux souhaite : un lien sans fin, sans début ni fin, à l’image de l’éternité.

Puis vinrent les Romains, qui transformèrent le geste en acte officiel : offrir un anneau de fer, c’était sceller un engagement, une promesse de fidélité — parfois plus contractuelle que sentimentale, mais déjà empreinte d’une grande force symbolique.

Des alliances impériales et royales

L’un des récits historiques les plus célèbres évoquant l’échange d’anneaux pour sceller un mariage est celui du mariage de l’empereur byzantin Justinien et de l’impératrice Théodora au VIᵉ siècle.
Selon les chroniques de l’époque, notamment celles de Procope de Césarée, Justinien aurait offert un anneau à Théodora lors de leur union, marquant ainsi à la fois leur alliance politique et leur amour profond. Ce geste, simple en apparence, incarnait l’union du pouvoir et du sentiment — une rareté dans les mariages impériaux.

Quelques siècles plus tard, un autre échange d’anneaux allait marquer l’histoire : celui du mariage de Richard Cœur de Lion et de Bérengère de Navarre en 1191.
Les chroniques médiévales relatent qu’un anneau fut échangé lors de leur union à Chypre, symbole de l’alliance entre les royaumes d’Angleterre et de Navarre. Derrière la cérémonie politique se cachait aussi une promesse personnelle, celle de deux destins liés sur les routes des croisades.

Tirée du recueil de lois du Codex Justinianus, cette scène illustre un mariage religieux tel qu'il est imposé par l'Église à la société depuis 1181. Manuscrit du XIIIe siècle.

Tirée du recueil de lois du Codex Justinianus, cette scène illustre un mariage religieux tel qu’il est imposé par l’Église à la société depuis 1181. Manuscrit du XIIIe siècle.

La tradition chrétienne : l’anneau sacré

Dans la tradition chrétienne, l’échange d’anneaux lors du mariage remonte au moins au IXᵉ siècle, avec des mentions dans les rituels liturgiques carolingiens.
Mais c’est surtout à partir du XIIᵉ siècle que cette pratique se généralise en Europe, notamment dans les mariages royaux et nobles. L’alliance devient alors un symbole à la fois religieux et conjugal, représentant non seulement l’union des époux, mais aussi la bénédiction divine qui les accompagne.
L’anneau, béni par le prêtre, est alors vu comme un signe visible d’un engagement spirituel indissoluble.

La veine de l’amour

Mais pourquoi porte-t-on l’alliance à l’annulaire gauche ?
La légende raconte qu’une veine – la vena amoris – relierait directement ce doigt au cœur. Selon cette croyance médiévale, une veine partirait directement du quatrième doigt de la main gauche (l’annulaire) jusqu’au cœur. C’est pour cette raison que l’anneau de mariage y est traditionnellement porté, symbolisant l’union des cœurs et l’amour éternel.

Cette légende remonte à l’Égypte ancienne, mais elle a été popularisée en Europe au Moyen Âge, notamment par les Grecs et les Romains, puis reprise dans les rituels chrétiens du mariage.

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AntoinePuygrenier- Artisan Bijoutier Joaillier Lyon Alliance sur-mesure couronne de feuille en collaboration avec la chambre blanche gamme joaillerie Julie Boyer personnalisée

De la promesse à la création personnelle

Je trouve quelque chose de beau dans ce mélange d’histoire et d’intimité : porter un bijou qui relie l’humain au sacré, le passé au présent, l’amour au temps.

Au fil des siècles, l’alliance a changé d’apparence : gravée de prières au Moyen Âge, ornée de pierres à la Renaissance, aujourd’hui minimaliste, industriel ou artisanale. Ce qui reste, c’est le symbole — la promesse d’un lien que l’on choisit librement, jour après jour.

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Un cercle, encore et toujours

Finalement, que l’on croie ou non aux légendes, à la veine de l’amour ou à la magie du destin, il y a quelque chose d’universel dans l’alliance : un petit cercle qui dit “pour toujours”, et qui nous relie à des milliers d’amoureux avant nous.

Réparation et transformation d’une bague en platine – diamants

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Cette bague de fiançailles a été portée pendant une dizaine d’années. En effet, ce magnifique travail a été apprécié, porté, manipulé et, par conséquent, abîmé.

On m’a donc demandé de la remettre en état et de changer le plateau, c’est dire de le bomber de manière à la rendre plus moderne!

Comme vous pouvez le constater, le corps de la bague a été coincé dans une porte et s’est retrouvé complètement aplati contre le plateau.

J’ai fait ce plateau en cuivre pour que le client se rende compte du changement apporté.

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Pour commencer, il a fallut que je démonte entièrement la bague et dessertir toutes les pierres.

Vous pouvez admirer sur les deux photos ci-dessous, la beauté du panier ajouré, tout découpé à la scie.

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Antoine Puygrenier - artisan bijoutier joaillier Lyon - réparation transformation de bijoux - sur-mesure bijoux personnaliser bague de fiançailles platine diamants panier ajouré

Voilà, toutes les parties composant la bague ont été séparées, nettoyées.

Maintenant, il faut refaire le plateau et le corps de bague.

Antoine Puygrenier - artisan bijoutier joaillier Lyon - réparation transformation de bijoux - sur-mesure bijoux personnaliser bague de fiançailles platine diamants panier ajouré
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Antoine Puygrenier - artisan bijoutier joaillier Lyon - réparation transformation de bijoux - sur-mesure bijoux personnaliser bague de fiançailles platine diamants panier ajouré
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Une fois que tous les éléments sont finis, il ne me reste plus qu’à souder chaque partie ensemble pour reformer la bague.

J’ai placé deux boules à l’intérieur de la bague pour éviter qu’elle ne tourne trop, compte tenu de la taille de la tête de la bague. En effet, ces boules permettent un meilleur maintien de la bague sur le doigt en se coinçant entre la peau du doigt sans gêner ou serrer celui-ci.

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La bague finit est donnée au sertisseur. Celui-ci va ressertir chaque pierre en gardant le positionnement initial.

Sur cette photo, vous pouvez voir la bague mise dans un ciment permettant le maintien de la bague pendant le sertissage.

L’objectif de la transformation et de la réparation n’est pas de rendre la bague comme neuve, sans aucun défaut, mais de la rendre à nouveau portable et d’améliorer les éventuels défauts ou usures dus au temps. L’objet doit conserver toute son âme et, dans le cas d’une bague de fiançailles, marquer l’évolution d’un amour qui se perpétue dans le temps..

La Bague « toi et moi », origine et caractéristique.

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La bague « Toi et Moi », comme l’indique son nom même, symbolise l’union de deux personnes dans l’amitié, la fidélité et l’amour. Elle s’inscrit dans la longue histoire du bijou sentimental dont font partie les bagues de fiançailles en France.

Histoire de la Bague « toi et moi »

Pendant la période des Lumières du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV et de Louis XVI, le port du bijou se généralise de la Cour à la bourgeoisie. Pour la petite histoire, une ordonnance en 1721 permet le port de bijoux et de petits bibelots en or, ce n’est plus immoral dans la France très catholique!

Pendant cette période, les bagues sentimentales étaient très populaires, comme on peut le voir dans le livre du joaillier MARIA publié en 1765 à Paris, où on trouve de charmant modèle avec deux tourterelles se becquetant. Les bagues avec deux pierres étaient interprétées comme un symbole de l’amour et de l’engagement.

Joséphine de Beauharnais, qui a été impératrice pendant 5 ans de 1804 à 1809 en épousant Napoléon Bonaparte est celle qui a rendu populaire la bague « Toi et Moi » avec un diamant et un saphir, représentant l’union de l’Empereur et de l’Impératrice.

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Caractéristiques des bagues « toi et moi »

Le design de la bague « Toi et Moi » a donc beaucoup varié au cours des siècles, mais il est caractérisé par la présence de deux pierres précieuses ou semi-précieuses, souvent de taille différente, qui sont placées côte à côte ou parfois entrelacées. Cette disposition symbolise la rencontre et la fusion de deux personnes, tout en mettant en valeur l’unicité de chaque individu dans la relation. Cela représente l’idée que, bien que chaque personne soit unique, elles se complètent parfaitement dans leur union.

La bague « Toi et Moi » est une alternative plus personnelle à la bague de fiançailles plus traditionnelle qu’est le solitaire. Finalement, elle permet de personnaliser une histoire entre deux individus uniques par leur histoire, leur caractère et leur goût, mais portée par madame… Alors, à quand une bague toi et moi portée aussi par monsieur!

Pour conclure, cette bague est toujours un symbole d’amour profond et sincère, et elle est souvent offerte pour marquer des occasions spéciales telles que les fiançailles, les anniversaires de mariage ou d’autres moments significatifs dans une relation.

Origine des bagues chevalières pour les hommes et pour les femmes en Europe




Étymologiquement le mot « chevalière » vient du latin « caballarius » qui signifie « cavalier », ou « celui qui monte à cheval ». Il désignait donc à l’origine une personne appartenant à l’ordre militaire et noble des chevaliers, souvent au service d’un seigneur ou du roi. Donc les bagues chevalières ont une histoire très liée au Moyen Âge, mais on en retrouve dès l’Empire romain. Elles étaient essentiellement un accessoire symbolisant le pouvoir, le statut d’appartenance à une famille ou à une lignée. Bref surtout une histoire d’hommes de pouvoir.

Chevalière en argent sertie d’un grenat et gravée d’une branche.

Les bagues chevalières pour les hommes

L’origine des bagues chevalières pour les hommes remonte donc dès l’Antiquité, mais c’est au Moyen Âge, notamment au sein de la noblesse européenne, que ces bagues se sont véritablement imposées. À cette époque, elles étaient souvent utilisées par les aristocrates et les membres du clergé comme un signe de pouvoir et de distinction. Chaque chevalière était souvent gravée d’un blason, d’un écusson familial ou d’un symbole personnel, permettant ainsi de reconnaître instantanément la lignée et la position sociale du porteur.

Les chevalières servaient également de sceau, un outil très important pour sceller les documents officiels et garantir l’authenticité des lettres et des contrats. Ainsi, elles jouaient un rôle pratique en plus de leur rôle symbolique. Au fil du temps, ces bagues ont été associées à un signe de masculinité, souvent portées sur le petit doigt de la main gauche. Ce geste était un moyen de montrer la richesse, la réussite ou le statut social élevé.

Au XIXe siècle, la chevalière était souvent portée par les hommes comme une tradition, mais aussi comme un symbole d’appartenance à un groupe ou une organisation, tel qu’un club ou une fraternité. Aujourd’hui encore, les bagues chevalières sont souvent offertes comme cadeaux de mariage ou de famille, et continuent d’être un symbole de lien et de patrimoine.

Les bagues chevalières pour les femmes

Bien que les bagues chevalières aient d’abord été considérées comme un accessoire essentiellement masculin, leur usage par les femmes est devenu plus courant à partir du XVIIe et XVIIIe siècles. À cette époque, les femmes de la noblesse ont commencé à porter des chevalières pour les mêmes symboles que les hommes, c’est-à-dire pour affirmer leur statut social et leur lignée familiale. Ces bagues étaient souvent plus délicates et ornées de pierres précieuses, de perles ou de gravures plus raffinées.

Au XIXe siècle, les bagues chevalières pour femmes ont évolué vers des formes plus personnalisées, souvent gravées avec des initiales, des pierres précieuses ou des motifs significatifs. Contrairement aux hommes, les femmes portaient généralement la chevalière à des fins décoratives et symboliques, et non comme un outil fonctionnel pour sceller des documents.

Photos montrant les différentes étapes de fabrication d’une chevalière forgée. Cette chevalière est ensuite gravée et sertie d’un grenat.

En conclusion

Les bagues chevalières en Europe ont une longue histoire qui témoigne de leur importance symbolique et sociale. Qu’elles soient portées par des hommes ou des femmes, elles continuent de représenter le pouvoir, la lignée et le groupe d’appartenance sociale, tout en s’adaptant aux goûts et aux styles contemporains.

Quelle est l’histoire et la signification des médailles de naissance en France ?




Comme vous le savez, les médailles de naissance sont offertes à l’occasion de la naissance ou du baptême d’un enfant et symbolisent la protection et les vœux de bonheur pour le nouveau-né. Ces médailles ont pu être offertes par les autorités publiques, les institutions religieuses ou même par des familles nobles, et elles servaient à marquer l’importance de la naissance d’un enfant pour la société.

Je n’ai pas trouvé l’origine claire de cette pratique mais il m’est facile d’imaginer qu’elle soit millénaire et partagée par toutes les cultures d’une manière ou d’une autre dans les sociétés humaines. En effet, fêter une naissance, avec tout le magique et incroyable que ça implique, quoi de plus évident ?

Dans tous les cas, au Moyen Age, dans les terres de la future France, cette pratique est liée à la religion chrétienne ; il était courant d’offrir des amulettes ou des médailles bénites pour protéger les enfants des mauvais esprits et des maladies. Elles étaient souvent gravées avec des images de saints, de la Vierge Marie ou d’autres symboles religieux.

Bien sûr, elles devaient être symboliques et intimes pour les gens et il ne nous en reste pas de trace. Pour les nobles, celles qui étaient en métal précieux, on sait qu’elles étaient déjà souvent gravées avec le nom et la date de naissance de l’enfant, ainsi que des images religieuses ou symboliques.

C’est au XIXe siècle, avec la Révolution française et l’établissement de la République, que les médailles de naissance se sont laïcisées et prennent une tournure plus officielle. Elles deviennent un symbole de la nation et de la famille républicaine. La médaille de naissance devient aussi un cadeau offert par la municipalité à l’occasion de la naissance d’un enfant. Par exemple, en 1848, la République française instaure des médailles destinées à célébrer la naissance des enfants dans des familles respectées et souvent dans les villages ou petites villes.

Les valeurs transmises par la médaille sont la protection tout au long de la vie, les valeurs familiales et culturelles d’une génération à l’autre, et le souvenir familial.

Les médailles modernes peuvent être gravées avec des motifs variés, allant des symboles religieux traditionnels aux designs plus contemporains et personnalisés.

Aujourd’hui, on en fait ce qu’on en veut, il y en a qui continuent avec la tradition de la médaille de baptême offerte par les parrains et marraines et d’autres juste pour marquer ce beau événement par une médaille qui accompagnera cet être en devenir tout au long de sa vie.

Les médailles actuelles peuvent donc être gravées avec des motifs variés, allant des symboles religieux traditionnels aux designs plus contemporains et personnalisés.. alors pourquoi pas en mokume-gane 🙂 ?

En effet, le mokume-gane, comme la gravure perdure dans le temps, à l’inverse des médailles plaquées qui s’usent rapidement et si elles conservent le plaisir du cadeau de naissance, perdent le symbole de transmission et de protection.

En résumé, les médailles de naissance en France sont une tradition riche en symbolisme et en histoire, mêlant des éléments religieux et culturels pour célébrer l’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille.

Les pendentifs portes-souvenirs ou pendentifs cassolettes en Occident

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Photos d’un pendentif porte-souvenir Pivoine en Argent 925

Pour commencer, une brève définition : le terme cassolettes provient du diminutif du mot cassole, qui vient de l’occitan caçòla signifiant « caisse » ou « caisson ». À l’origine, une cassolette désignait un petit récipient perforé servant à diffuser de l’encens ou un parfum dans une pièce.

Avec le temps, en bijouterie, le terme a évolué pour désigner un pendentif creux, un bijou conçu pour contenir non seulement des parfums ou des souvenirs, mais aussi des objets comme des photos, des messages, et même du poison. Rien que cette définition nous plonge déjà dans un univers riche en histoires et en symbolisme, que l’on retrouve fréquemment dans la littérature et le cinéma.

Origines des pendentifs cassolettes

Les cassolettes ont des origines qui remontent à l’Antiquité, particulièrement dans les civilisations grecque et romaine. À cette époque, de petits récipients contenant des substances parfumées, comme de l’encens ou des herbes, étaient suspendus pour des raisons religieuses ou médicinales.

Au Moyen Âge, les cassolettes ont évolué en objets personnels, souvent portés en amulettes ou en porte-bonheur. Elles contenaient non seulement des herbes médicinales ou des parfums, mais aussi des objets symboliques comme des mèches de cheveux.

C’est à la Renaissance que ces pendentifs ont connu une popularité grandissante parmi les élites. Les orfèvres rivalisaient d’ingéniosité pour créer des pièces diversifiées en termes de matériaux et de formes. Ces petites boîtes portables servaient non seulement à contenir du poison, mais aussi des souvenirs personnels, comme des morceaux de cheveux ou des messages secrets.

À la fin du XVIe siècle, dans les royautés européennes, les portraits peints ont remplacé ces objets personnels, devenant ainsi les premiers pendentifs photos. Cette évolution marquait l’introduction d’un moyen de conserver l’image de ses proches à travers un médaillon, une tradition qui perdure encore aujourd’hui.

Ces objets avaient donc une double fonction, à la fois porte-bonheur et moyen de conserver un souvenir intime. C’est la Reine Victoria, après la mort de son époux, qui popularisa l’usage de ces pendentifs comme symbole de deuil.

Photos montrant la fabrication de la boite Pivoine

Les pendentifs cassolettes aujourd’hui

Aujourd’hui encore, les pendentifs cassolettes sont très prisés en tant que bijoux sentimentaux. En plus de leur caractère symbolique, ces bijoux sont souvent offerts lors d’occasions spéciales telles qu’une naissance ou un mariage, servant de lien entre les personnes, comme un moyen de garder un souvenir de proches à travers un objet chargé de mémoire et d’émotion.

Le cinéma anglo-saxon, particulièrement nostalgique de la grande époque victorienne et édouardienne, a indirectement contribué à la popularisation de ces bijoux, qui sont perçus comme des pièces vintage, souvent associées à des motifs sentimentaux.

Conclusion

Comme nous l’avons vu, les pendentifs cassolettes sont bien plus que de simples accessoires de mode. En plus de leur beauté, ils portent une signification profonde pour ceux qui les portent. Que cette signification soit personnelle ou symbolique, elle a une grande valeur. Personnellement, j’aime créer ce genre de bijoux, à l’image des alliances : ce ne sont pas juste des objets de consommation, mais des objets porteurs de sens. C’est un réel plaisir de fabriquer de telles pièces, et je reste à votre disposition si vous souhaitez faire appel à un artisan bijoutier !